Le passé des Mbochi, selon Edgar Bokilo

Le général Nianga-Mbouala nous a parlé de l’avenir des Mbochi. Edgar Bokilo nous parle de leur passé, glorieux, vindicatif, victorieux, honorable, fort, héroïque.

1959

Dans une vidéo devenue virale, Edgar Bokilo rappelle à un combattant qui porte « le treillis militaire » que les Mbochi sont un vaillant peuple qui, chaque fois, inflige une sérieuse correction à ceux qui leur cherchent des poux sur la tête. Ce fut le cas en 1959. Ce fut également le cas en 1997. Bien que n’étant pas au pouvoir, les frères Mbochi molestèrent (bien comme il faut) ceux qui leur cherchèrent noise.

Edgar Bokilo, lanceur d’alerte pro-Sassou, met en garde le célèbre « combattant en uniforme militaire » qui a menacé aller faire du grabuge au domicile parisien d’une famille mbochi ayant perdu un parent, agent de l’ambassade du Congo, criblé de balles (douze au total) dans sa voiture. Aucun média français, grâce au veto de Sassou, n’en a fait état dans ses colonnes.

Suite à la vidéo du combattant parisien (on suppose qu’il s’agit de Donald), le sang de Bokilo n’a fait qu’un tour. Il n’a pas compris qu’on puisse faire l’amalgame entre une affaire privée (le décès d’un mbochi) et la gestion désastreuse du Congo par Sassou.

Qu’il essaie seulement d’aller filmer le lieu des funérailles mbochi et, « on parlera de lui au passé » promet Edgar Bokilo molesté lui-même, un jour, à une bouche du métro par Faye Monama, combattant anti-Sassou.

UDDIA versus MSA

Pour étayer sa menace, Bokilo s’est fondé sur l’histoire des guerres interethniques au Congo. En 1959, pendant l’affrontement entre partisans de Youlou et partisans d’Opangault, « une terrible leçon fut donnée aux fanatiques du premier. »

En 1997, rebelote. Les sudistes morflèrent. Que les mauvaises langues ne taxent pas surtout cette narration « bokiliste » de révisionniste.

Têtus sudistes

Manifestement cela n’a pas servi puisque les frères sudistes continuent de faire le con.

Selon Edgar Bokilo, on ne filme pas impunément une veillée mbochi où « on pleure en mbochi », dans une résidence (Savigny Le Temple) où sont garées des « voitures de luxe. »

Quiconque transgressera cette sacro-sainte règle prendra le risque de réveiller les vieux démons de la première guerre civile que le Congo ait jamais vécue.

Parole d’Edgar Bokilo, fils de Mossaka.

Thierry Oko

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