Coup de théâtre : Les obsèques de Christopher Maboulou sur fond de disputes religieuses

Au moment où nous mettons sous presse, lundi 25 janvier 2021, les obsèques du footballeur Christopher Maboulou décédé le 10 janvier 2021sont en train de se dérouler sur fond de querelles religieuses. L’inhumation a lieu théoriquement au cimetière de Clichy sous bois, ville mitoyenne à Montfermeil.

Nous disons « Théoriquement » parce qu’il y a un contentieux théologique qui pourrait remettre en cause le lieu de la sépulture d’autant que même les Tribunaux du Raincy et de Paris n’ont pas pu résoudre le litige. Ce, malgré les appels faits par la partie maternelle.

Le choix religieux

Une bataille rituelle s’est engagée entre les clans paternel et maternel du joueur . L’enjeu était de déterminer si l’ancien joueur de Bastia, devrait être enterré en tant que musulman ou en tant que chrétien. Ce débat a d’autant plus surpris le clan maternel que la conversion du jeune sportif à l’islam n’était pas connue de la mère, fervente catholique qui venait de faire demander un office religieux en l’Eglise Ste-Bernadette de Gagny ce dimanche 24 janvier 2021.

Cabale

Les manœuvres autour des obsèques (selon la mère) ont commencé dès le 14 janvier « Je me suis opposée quand l’Institut (médico-légal) m’a dit qu’on allait procéder à l’inhumation. Or l’autopsie n’avait pas été faite. La cause théorique de la mort était une crise cardiaque. Mais ça reste verbal puisqu’aucune autopsie n’a été faite pour confirmer cette hypothèse. Qu’est-ce qu’on voulait nous cacher ? » se demande, suspicieuse, la mère. Une paranoïa qui peut se comprendre car l’impression de la mère est forte que ses autres propres enfants sont au coeur d’une cabale au profit de l’islam, une religion à laquelle ils ont tous adhéré soit par conviction soit par alliance conjugale. La mère soupçonne l’appât du gain. Même le papa (Mr Maboulou) chez qui on n’a jamais soupçonné une sympathie coranique paraît, selon la mère, souscrire à cette manipulation des enfants.

Terreau

Montfermeil, soit dit en passant, fait partie de ces banlieues difficiles de Seine Saint-Denis où la précarité économique des jeunes, le brassage ethnique, constituent un terreau fertile au radicalisme, en l’occurrence religieux.

Bernadette Tsota dont le fils ainé, Arnaud Ganga Titi, est Pasteur du « Message » (Eglise Arc-en-Ciel Tabernacle) croyait sa famille à l’abri du prosélytisme ambiant des Mosquées.

Quelle n’a donc pas été sa surprise quand Mâ Bijoux, une amie de Verda (la sœur de Christopher) est venue, entretemps, proposer à la mère un étrange marché, à savoir : si elle acceptait qu’on enterre son fils à Clichy-sous-Bois la communauté musulmane allait se cotiser pour prendre en charge les obsèques. En revanche si l‘enterrement avait lieu au cimetière de Montfermeil, les musulmans s’en lavaient les mains.

Qu’est-ce que l’Islam avait à faire dans un deuil qui la concernait elle dont le dogme le plus profond de la Bible ancré dans son esprit porte sur Malachie 4. annonciateur de la venue du Prophète des Nations, William Marion Brahman.

La mère eut l’impression qu’on voulait acheter sa conscience ; faire du fric sur la dépouille de son fils.

Choquée par la proposition ; Bernadette Tsota l’a catégoriquement rejetée. « Mon fils, Christopher (ce qui signifie Christ a offert) a été baptisé chrétien. Il n’y a qu’un seul Dieu, qu’on appelle Allah ou Jéhovah, il est le même. Je ne comprends pas cette guerre de religions autour de sa dépouille. Demain (Aujourd’hui -NDLR) je ne serai pas à ses obsèques. Je lui ferai dire une messe, probablement le 24 mars, date anniversaire de sa naissance ».

Bergson

Elle qui voulait aller chaque jour se recueillir sur la tombe de son fils, au cimetière de Montfermeil, le comble de ce combat entre la Croix et le Croissant, c’est le deuil, un rite religieux, auquel une mère ne peut pas sacrifier sous prétexte que les Dieux (ou ceux qui croient en Eux) n’ont pas la même métaphysique de l’existence. André Bergson a dit que ce n’est pas Dieu qui a créé les hommes, ce sont les Hommes qui ont créé Dieu, à leur image : cruel, intolérant, impitoyable, égoïste, avec un degré de foi profonde qui n’a d’égal que l’ignorance de chacun sur la réalité de l’au-delà.

Coup de théâtre

A la dernière minute, à quelques minutes du bouclage, on nous a appris que l’enterrement n’a pas pu avoir lieu ce jour. La fosse, remplie d’eau, n’a pas permis de recevoir le cercueil. Les croque-morts n’ont pas réussi à écoper l’eau de la tombe. Le corbillard a fait demi-tour. La cérémonie a été remise sine die. Du jamais vu. « Les miracles avec mon fils ne datent pas d’aujourd’hui » témoigne la mère qui n’était pas aux obsèques « Quand je portais sa grossesse, les médecins ne voyaient rien à l’échographie alors que la grossesse était de quatre mois »
Ceux qui étaient à Clichy sous bois n’en sont pas revenus. Jamais, le tombeau n’a refusé personne. A part (Le)… Christ.

Propos recueillis auprès de la maman par GDB

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